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Halte aux violences envers les femmes !
A leur réveil le 21 janvier 2011, les Tananariviens ont été témoins d’une vision intolérable en première page du journal Midi Madagascar, celle des deux femmes subissant des pratiques de viol de la part d’un homme.
L’image a été tirée d’une vidéo parue sur le site Internet de GTT (Gasy Tia Tanindrazana) le 21 décembre dernier et le viol perpétré dans l’église FPVM (Fiangonana Protestanta Vaovao Malagasy), Antaninanandro. « Une offense », comme le dit justement le site, « non seulement pour les chrétiens, mais également pour tout citoyen ». Nous nous demandons pourquoi l’information n’est connue du grand public qu’à ce jour.
Cette vision a du choquer plus d’un et d’une, de par sa violence. Mais au-delà de la violence de l’image, c’est l’horreur de la violence sexuelle et des violences de toute nature que ce soit commise envers notamment les femmes, l’atteinte à leur intégrité physique et morale, qui sont intolérables et qui doivent être à tout prix dénoncées et punies afin que la société malagasy ne cautionnent plus ces faits tragiques.
Les femmes doivent savoir que des recours en matière de législation en cas de violences existent à Madagascar et que le pays a adhéré à la charte internationale des droits de l’homme qui fait partie intégrante de sa Constitution : « L’Etat organise l’exercice des droits qui garantissent pour l’individu l’intégrité et la dignité de sa personne, son plein épanouissement physique, intellectuel et moral. » Article 17. L’article 332 du Code pénal modifié par la Loi n° 2000-021 du 30.11. 00 lui, punit de 5 à 10 ans d’emprisonnement le viol ou la tentative de viol perpétré envers les femmes.
Aux victimes de violences conjugales ou aux témoins de ces scènes, sachez que le site de ENDA Océan Indien qui mérite une large diffusion, offre des informations utiles sur la manière d’en sortir, les recours possibles auprès des différentes institutions en matière de prise en charge ainsi que les procédures à suivre : les Fokontany, les cliniques juridiques, le police ou la gendarmerie, les hôpitaux et les médecins, les services de justices, les intervenants sociaux…
Aux autorités compétentes, à toutes organisations de femmes, de défense des droits de l’homme, à tout média, à tout témoin de scènes de violences envers les femmes, nous appelons à la citoyenneté, à la responsabilité, à la responsabilisation.
L’équipe de rédaction de Simiralenta
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